Feng Shui la maison du bonheur

Intégré à nos modes de vie contemporains, le Feng Shui ancestral nous permet de faire de notre

habitat un véritable havre de paix. Pourquoi s’en priver ? Lou LENKA

Vent et eau : telle est la signification littérale du chinois “Feng Shui” qui désigne la façon dont l’énergie Ch’i entre et

circule dans un lieu. Appliqués en Occident, ces préceptes millénaires du Feng Shui permettent de créer un

habitat harmonieux où il fait bon vivre en parfait équilibre avec son environnement et les autres habitants.

Comment ?

Armé des plans de votre maison, d’une boussole, d’une règle, voire d’une baguette de sourcier, l’expert Feng Shui étudie votre

univers, son agencement, vous et votre famille dans cet univers… et livre son diagnostic et ses conseils en matière de déco et d’attribution

des pièces pour améliorer votre cadre de vie… mais aussi votre vie sous tous ses aspects ! Le Feng Shui, centré sur l’art de

vivre en harmonie dans son environnement, permet en effet d’améliorer sa qualité de vie en réaménageant l’espace selon ses règles.

Santé, travail, amour, amis, famille : tout ira pour le mieux quand votre domicile sera devenu un havre Feng Shui.

Yin et Yang : l’harmonie des contraires

Un peu difficile à admettre pour un esprit cartésien ?

Tout expert Feng Shui a prévu ce type d’objection et sait dégainer des explications presque rationnelles par rapport aux manifestations

de l’inconscient. Si on est positif, on est attiré vers les choses positives et on aura tendance à se créer un univers souriant. Si, en

revanche, on a tendance à être négatif, en prendre conscience est le début d’un chemin vers soi qui peut agir de manière à inverser

la tendance. En somme, le Feng Shui, en révélant le symbolisme que vous avez inconsciemment créé dans votre cadre de vie, vous

révèle à vous-même et vous incite à une progression vers le mieux que vous souhaitiez sans oser vous l’avouer, ou sans même en

avoir pris conscience.

Ces principes découlent de ceux, bien connus, du Yin et du Yang, contraires qui se complètent dans la philosophie chinoise du

Tao : le Feng Shui est, en quelque sorte, une interprétation du taoïsme à l’intérieur de la maison. C’est l’harmonie des contraires.

On aménage la maison selon les principes de la nature : dans toute chose, il y a une petite pointe de la chose inverse ; le tout est

de savoir les associer et les doser. Le Yin représente le principe féminin tandis que le Yang, à l’opposé, incarne le principe masculin.

Les pièces Yin sont plutôt celles dédiées au repos, à la détente ou à la concentration : chambre, bureau, bibliothèque, salle de
bains
… Concrètement, une chambre, par exemple, devra être plus Yin (calme, réceptive, sombre) que Yang (lumineuse, dynamique).

Moquettes et tapis, matières absorbantes et douces, sont Yin : à préférer dans les pièces correspondantes.

Les pièces Yang sont celles où la famille se retrouve, où circule une plus grande énergie : entrée, salon, cuisine… Parquets, carrelages,

surfaces lisses, meubles en bois et métal, miroirs et lampes : tout ce qui est réfléchissant, créateur de mouvement, est Yang.

L’équilibre entre les deux éléments conduit à l’harmonie : il faut donc savoir les associer dans les bonnes proportions. Par exemple,

choisir un tapis Yin pour adoucir le carrelage d’une pièce Yang !

Le Yin et le Yang sont en perpétuelle contradiction. Ils s’attirent autant qu’ils se repoussent générant une énergie vitale : le Ch’i.

Laissez passer le Ch’i

Le Feng Shui repose en effet sur un postulat immuable :

l’énergie (Ch’i) dépend du respect de l’équilibre Yin-Yang.

C’est cette harmonie qui permet sa meilleure circulation

dans la maison. Véhiculée par le vent et l’eau, elle doit être

maîtrisée et cela commence dès les abords de celle-ci. Car il

ne faut pas que l’énergie extérieure pénètre trop brusquement

à l’intérieur : pour la canaliser, on utilise beaucoup la végétation.

Des haies autour de la maison, un arbre qui la protège,

des glycines qui tapissent la façade… c’est Feng Shui !

L’entrée est considérée comme la bouche du Ch’i, par laquelle l’énergie arrive : pour ne pas gêner sa circulation, la porte doit

s’ouvrir vers l’intérieur, sur un espace dégagé.

En pratique, si votre entrée est perpétuellement encombrée, aménagez des rangements et penderies ! Mais il faut également éviter

que l’énergie ne s’échappe : pas de grande fenêtre face à l’entrée, ou de porte conduisant vers le jardin.

Une fois à l’intérieur, rien ne doit empêcher le Ch’i de circuler librement : les angles, coins sombres et poutres sont les bêtes noires

du Feng Shui ! Ils sont accusés de créer des “flèches empoisonnées” qui renvoient vers vous une énergie négative. Pour détourner

celle-ci, on utilise des cristaux, des miroirs et autres objets rituels censés disperser l’énergie négative. Un lustre en cristal taillé, parexemple, fait parfaitement l’affaire.